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Water Today Title June 24, 2022

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2022/1/14


brought to you in part by

Café William



Montreal Agglomeration Drinking Water



We sent Montreal media a series of questions in English, the servcie sent us answers in French. In the spirit of bilingualism,
WT kept the original language of both, while providing translation at the bottom of each question.


WT:  Can you briefly describe the water treatment system in the Greater Montreal area and the major challenges it faces

Montréal Media. La population de l’agglomération de Montréal, qui totalise un peu plus de 2 millions de personnes, est alimentée en eau potable par six usines de production. Cinq d’entre elles (les usines Atwater, Charles-J. DesBaillets, Lachine, Dorval et Pointe-Claire) puisent leur eau dans le fleuve Saint-Laurent et l’usine Pierrefonds prélève l’eau dans la rivière des Prairies, alimentée par la rivière des Outaouais. Les usines Atwater et Charles-J. DesBaillets peuvent chacune traiter plus de 1 million de m3 d’eau par jour et desservent à elles seules près de 1,8 million de personnes. Les quatre autres usines de production sont conçues pour traiter entre 60 000 et 182 000 m3/jour. Elles alimentent principalement les secteurs ouest de l’île de Montréal. 

Ces usines de production alimentent cinq réseaux de distribution totalisant plus de 4300 km de conduites et qui incluent 14 réservoirs de stockage.

La Ville œuvre sans relâche afin d’offrir un service d’alimentation adéquat et une eau de bonne qualité à toutes les Montréalaises et tous les Montréalais. Elle participe d’ailleurs aux programmes d'excellence en eau potable (PEXEP-Traitement et PEXEP-Distribution), dérivés du programme Partnership for Safe Water de l’American Water Works Association, qui vise l’atteinte de standards de qualité plus élevés que la réglementation. Sur une base annuelle, plus de 15 000 échantillons d’eau sont analysés à l’eau distribuée pour divers paramètres, sans compter les analyses réalisées à l’eau brute et lors du traitement en plus des analyseurs en continu. Le laboratoire de la Ville de Montréal est accrédité pour le suivi de la qualité de l’eau. 

Le plan stratégique 2020-2030 du Service de l’eau de la Ville de Montréal identifie les axes prioritaires et orientations d’actions pour les dix prochaines années:

  • Efficience: Atteindre de hauts niveaux de performance grâce à l’expertise et à la mobilisation du personnel, à l’innovation, à l’optimisation des processus et à la collaboration interne et externe.
  • Résilience: Gérer les actifs et les opérations de façon proactive pour s’adapter aux changements prévus et imprévus.
  • Financement durable: Établir une planification financière qui repose sur des niveaux de service convenus, sur la gestion des risques et la connaissance de l’état des actifs.
  • Empreinte environnementale: Limiter l’empreinte environnementale à un niveau socialement acceptable.
  • Mobilisation des parties prenantes en lien avec les enjeux de l’eau: Créer chez les parties prenantes un niveau de conscience et de connaissance se traduisant en appui de la population. 

WT Staff translation

The population of the Montreal agglomeration, which totals just over 2 million people, is supplied with drinking water by six production plants. Five of them (the Atwater, Charles-J. DesBaillets, Lachine, Dorval, and Pointe-Claire plants) draw their water from the St. Lawrence River and the Pierrefonds plant draws water from the Rivière des Prairies, supplied by the Ottawa River. The Atwater and Charles-J DesBaillets can each treat more than 1 million m3 of water per day and alone serve nearly 1.8 million people. The other four production plants are designed to process between 60,000 and 182,000 m3 / day. They mainly supply the western sectors of the island of Montreal.

These production plants supply five distribution networks totaling more than 4,300 km of pipes and which include 14 storage tanks.

The City works tirelessly to provide adequate food service and good quality water to all Montrealers. It also participates in drinking water excellence programs (PEXEP-Treatment and PEXEP-Distribution), derived from the Partnership for Safe Water program of the American Water Works Association, which aims to achieve higher quality standards than regulations. On an annual basis, more than 15,000 water samples are analyzed with distributed water for various parameters, not including analyzes performed with raw water and during processing in addition to continuous analyzers. The City of Montreal laboratory is accredited for monitoring water quality.

The 2020-2030 strategic plan of the City of Montreal's water department identifies the priority areas and directions for action for the next ten years:

  • Efficiency: Achieve high levels of performance through expertise and staff engagement, innovation, process optimization, and internal and external collaboration.
  • Resilience: Manage assets and operations proactively to adapt to planned and unanticipated changes.
  • Sustainable financing: Establish financial planning that is based on agreed service levels, risk management, and knowledge of the condition of assets.
  • Environmental footprint: Limit the environmental footprint to a socially acceptable level.
  • Mobilization of stakeholders in connection with water issues: Create among stakeholders a level of awareness and knowledge resulting in the support of the population.

WT: Following the 2019 Tainted Water investigation - which revealed that Montreal had more lead connections than thought and used faulty lead testing processes - Mayor LaPlante declared fixing the problem one of her priorities. Has the situation improved since then and what measures were taken?

Montréal media service: Il est d’abord important de rectifier l’énoncé de la question quant aux analyses erronées. La Ville de Montréal a toujours effectué toutes les analyses requises pour assurer la qualité de l’eau potable, tel qu’exigé par le Règlement sur la qualité de l'eau potable du gouvernement du Québec. Pour l’analyse du plomb, les protocoles d’échantillonnage réglementaires ont toujours été respectés et les résidences avec entrées de service en plomb sont spécifiquement ciblées. Cet énoncé apparaît donc étonnant et non fondé.

Par ailleurs, la Ville de Montréal est active dans le dossier du plomb dans l’eau depuis plus de quinze ans. Elle a adopté un premier Plan d’action, en 2007, dont les objectifs étaient, notamment, l’élimination des entrées de service en plomb côté public et informer la population visée par la problématique, des moyens pour réduire l’exposition au plomb, principalement chez les enfants et les femmes enceintes. Depuis le début, la Ville collabore avec les chercheurs universitaires et la direction régionale de santé publique pour appuyer ses actions.

À la suite de l’évolution des connaissances scientifiques au cours des dernières années, la Ville a bonifié son plan d'action en 2019. Celui-ci comprend les mesures suivantes pour un budget de près de 560 M$:

  • Concevoir une carte interactive en ligne accessible à tout citoyen pour vérifier si l’entrée de service de son immeuble est en plomb
  • Répertorier l’ensemble des entrées de service en plomb sur le territoire d’ici 2022
  • Réduire les effets de l’exposition au plomb sur la santé par la distribution d’un dispositif de filtration aux résidences lorsqu’il y a confirmation de présence d’une entrée de service en plomb
  • Remplacer toutes les entrées de service en plomb du côté public d’ici 2030
  • Réglementer le remplacement du côté privé de l’entrée de service en plomb à partir de 2021 (ce qui résultera au remplacement complet et systématique des entrées de service en plomb).
  • Prioriser le remplacement des entrées de service dans les bâtiments de type “après-guerre” (Wartime Housing) et les maisons de type unifamilial, duplex et triplex.

Au 31 décembre 2020, 68 161 dépistages sur le territoire ont été réalisés, dont 28 807 depuis le nouveau plan d'action 2019. 24 147 remplacements ont été effectués, dont près de 3500 en 2020. Ces chiffres sont toutefois appelés à évoluer, car la comptabilisation n'est pas totalement complétée. 

WT Staff translation

First, it is important to correct the wording of the question regarding flawed analyzes. The City of Montreal has always carried out all the analyzes required to ensure the quality of drinking water, as required by the Regulation respecting the quality of drinking water of the Government of Quebec. For the analysis of lead, regulatory sampling protocols have always been followed and residences with lead service entrances are specifically targeted. This statement, therefore, appears surprising and unfounded.

In addition, the City of Montreal has been active in the lead in water file for over fifteen years. It adopted a first Action Plan, in 2007, the objectives of which were, in particular, to eliminate lead service entrances on the public side and to inform the population affected by the problem, of the means to reduce exposure to lead, mainly in children and pregnant women. From the start, the City has collaborated with university researchers and the regional public health directorate to support its actions.

 Following the evolution of scientific knowledge in recent years, the City improved its action plan in 2019. It includes the following measures for a budget of nearly $ 560 million:

  • Design an interactive online map accessible to all citizens to check whether the service entrance to their building is lead • List all lead service entrances in the territory by 2022
  • Reduce the health effects of lead exposure by distributing a filtration device to residences when there is confirmation of the presence of a lead service entrance
  • Replace all lead service entrances on the public side by 2030
  • Regulate the replacement of the private side of the lead service entrance from 2021 (which will result in the complete and systematic replacement of the lead service entrance).
  • Prioritize the replacement of service entrances in “post-war” type buildings (Wartime Housing) and single-family, duplex, and triplex type houses.

As of December 31, 2020, 68,161 screenings in the territory have been carried out, including 28,807 since the new action plan 2019. 24,147 replacements have been carried out, including nearly 3,500 in 2020. These figures are however set to change because the accounting is not fully completed.

WT: Leaving aside the 2015 "Flushgate" one-time discharge, how much raw sewage was discharged in the St Lawrence river in recent years?

Montréal media service: Le territoire de l'agglomération de Montréal possède un réseau constitué d’environ 60% de réseaux unitaires pour 40 % de séparatif. Ceci implique que dans sa portion unitaire, les eaux sanitaires et de pluie sont mélangées. En temps sec, l’ensemble de l’eau est acheminé à la Station d’épuration. En temps de pluie, lorsque la capacité des ouvrages est atteinte, les débordements d’égouts surviennent au fleuve St-Laurent et à la rivière Des Prairies afin de ne pas inonder les citoyens. Ce phénomène est donc causé par la nature du réseau, ainsi que des caractéristiques météorologiques.

Les déclarations d’épisodes de débordements survenus à la Ville de Montréal sont disponibles sur le portail des données ouvertes. Ces compilations indiquent la durée en minute de chaque débordement mesuré au cours de l’année, de même que des informations sur la quantité de pluie en présence ou encore le contexte du débordement. Ces données ne comprennent toutefois pas d’informations sur les volumes débordés, puisque cette information n’est pas mesurée. 

Basé uniquement sur les durées de débordement, et sur la capacité des ouvrages, il est possible d’obtenir un ordre de grandeur des volumes débordés. À partir de cette méthode, la Ville estime que le volume débordé annuellement est inférieur à 1% de l’ensemble des eaux usées véhiculées par le réseau. Par ailleurs, ces volumes peuvent varier d’une année à l’autre pour de multiples raisons, telles que le niveau des cours d'eau, ou la quantité de précipitations. La simple variation interannuelle des volumes traités est généralement supérieure au volume débordé.

Année

Volume débordé

(milliers m3)

Volume traité 

(milliers m3)

Taux de traitement

2016

5 427

832 022

99.35%

2017

4 547

873 434

99.48%

2018

2 679

830 296

99.68%

2019

5 932

858 968

99.31%

2020

4 265

798 773

99.47%

Afin de réduire l'occurrence des débordements en réseau, la Ville mise entre autres sur la réduction à la source, afin de se défaire du "tout à l'égout" prôné par le passé. Ainsi, de par sa transition écologique, sa vision pour les années à venir, et son besoin de résilience face aux changements climatiques, la Ville investit dans des solutions de rétention à la source, de verdissement et de protection des milieux humides et hydriques. Le but étant de gérer ces volumes d'eau in situ, pour retarder leur entrée vers le réseau d'assainissement, tout en favorisant l'infiltration au sol. De cette manière, la ville vise non seulement à assurer un niveau de service adéquat pour les citoyens, mais également à réduire la fréquence et les volumes d'eau usées déversés au milieu récepteur. Il sera donc plus fréquent, dans les années à venir, de voir des saillies végétalisées, des zones de biofiltration en bordure de rues, ou des aménagements résilients, tels que des "water square" dans nos rues et nos parcs. Ceci résulte d'un travail concerté avec les différents services de la Ville afin de s'adapter aux conditions à venir. 

WT Staff translation

The Montreal agglomeration territory has a network made up of approximately 60%-unit networks and 40% separative networks. This implies that in its unit portion, sanitary and rainwater are mixed. In dry weather, all the water is sent to the wastewater treatment plant. In rainy weather, when the capacity of the structures is reached, sewer overflows occur in the St. Lawrence River and the Des Prairies River so as not to flood citizens. This phenomenon is therefore caused by the nature of the network, as well as meteorological characteristics.

Reports of overflow episodes at the City of Montreal are available on the open data portal. These compilations indicate the duration in minutes of each overflow measured during the year, as well as information on the amount of rain present or the context of the overflow. However, this data does not include information on overflowed volumes since this information is not measured.

 Based solely on the overflow times, and on the capacity of the structures, it is possible to obtain an order of magnitude of the overflowed volumes. Using this method, the City estimates that the volume overflowed annually is less than 1% of all wastewaters carried by the network. In addition, these volumes can vary from year to year for a number of reasons, such as the level of rivers, or the amount of precipitation. The simple interannual variation of the volumes treated is generally greater than the volume overflowed.

Year

Overflow Volume

(thousands m3)

Treated Volume

(thousands m3)

Treatment Rate

2016

5 427

832 022

99.35%

2017

4 547

873 434

99.48%

2018

2 679

830 296

99.68%

2019

5 932

858 968

99.31%

2020

4 265

798 773

99.47%

 To reduce the occurrence of network overflows, the City is counting among other things on reduction at source, in order to get rid of the "all in the sewer" concept advocated in the past. Thus, through its ecological transition, its vision for the years to come, and its need for resilience in the face of climate change, the City is investing in solutions for source retention, greening, and protection of wetlands and bodies of water.

The aim is to manage these volumes of water in situ, to delay their entry into the sewerage network, while promoting infiltration into the ground. In this way, the city aims not only to ensure an adequate level of service for citizens but also to reduce the frequency and volumes of wastewater discharged into the receiving environment. It will therefore be more frequent, in the years to come, to see vegetated projections, zones of biofiltration at the edge of streets, or resilient installations, such as "water squares" in our streets and our parks. This is the result of concerted work with the various city departments in order to adapt to future conditions.

WT: With the increasing number of extreme weather events linked to climate change, what measures is the City taking to protect its water treatment facilities?

Montréal media service: Les événements météo extrêmes, comme des épisodes de pluie abondante plus intenses et plus fréquents, peuvent engendrer des inondations. L’occurrence de ces dernières peut également être influencée par des facteurs climatiques tels que le couvert de neige, la température, l’évaporation, le niveau de saturation des sols et la hauteur de la nappe phréatique. Parmi les six usines de production d’eau potable de l’agglomération de Montréal, seule l’usine Pierrefonds est plus vulnérable au risque d’inondation. Suite aux inondations printanières qui ont affecté la rivière des Prairies en 2017 et 2019, la Ville de Montréal prévoit fiabiliser l’usine de Pierrefonds.

WT Staff translation

Extreme weather events, such as more intense and more frequent episodes of heavy rain, can cause flooding. The occurrence of the latter can also be influenced by climatic factors such as snow cover, temperature, evaporation, soil saturation level, and the height of the water table. Of the six drinking water production plants in the greater Montreal area, only the Pierrefonds plant is more vulnerable to the risk of flooding. Following the spring floods that affected the Rivière des Prairies in 2017 and 2019, the City of Montreal plans to make the Pierrefonds plant more reliable.

MONTREAL AGGLOMERATION DRINKING WATER OVERVIEW

WT: Do the plants have any treatment for emerging contaminants such as PFAS, endocrine disrupters?

Montréal media service: Depuis les dernières années, les améliorations significatives de la sensibilité et de la précision des méthodes analytiques utilisées pour la détection de divers composés chimiques dans l’eau permettent maintenant la détection de concentrations très faibles de composés dits émergents (soit les produits pharmaceutiques et de soins personnels, les hormones et les pesticides). De telles avancées sont bénéfiques à la compréhension du devenir et de la présence de ces contaminants dans l’environnement. Toutefois, il est important de reconnaître que la détection de ces contaminants à de très faibles concentrations (traces) dans l’eau traitée et n’est pas directement corrélée au risque pour la santé publique. La majorité des composés émergents ne font actuellement pas l’objet de normes par les organismes réglementaires internationaux ni par le Règlement sur la Qualité de l’Eau Potable au Québec (RQEP). Pour les pesticides qui font l’objet d’une norme dans le RQEP, le suivi réglementaire dans les échantillons d’eau potable de la Ville de Montréal indique que les concentrations sont toujours inférieures aux limites de détection des méthodes analytiques utilisées. 

La Ville de Montréal demeure proactive et a participé à des campagnes d’échantillonnage de composés émergents à l’eau brute et à l’eau traitée à la demande du ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques du Québec, de Santé Canada et de par sa collaboration à divers projets de recherche avec les chercheurs de Polytechnique Montréal depuis plusieurs années. Les résultats disponibles pour les composés perfluorés (PFAS) indiquent que les concentrations mesurées demeurent largement inférieures aux critères provisoires ou recommandations pour l’eau potable émises par les organismes réglementaires nationaux.

Il est d’intérêt de mentionner que les usines de production d’eau potable Atwater, Charles-J. DesBaillets, Lachine et Pierrefonds possèdent un procédé d’ozonation, un procédé reconnu efficace pour la réduction de certains composés émergents qui pourraient se retrouver dans l’eau brute. Les usines de Dorval et Pointe-Claire possèdent quant à elles une étape de charbon actif en poudre permettant l’adsorption de certains composés.

WT Staff translation

In recent years, significant improvements in the sensitivity and precision of analytical methods used for the detection of various chemical compounds in water now allow the detection of very low concentrations of so-called emerging compounds (i.e., pharmaceuticals and personal care products). personal, hormones, and pesticides). Such advances are beneficial for understanding the fate and presence of these contaminants in the environment. However, it is important to recognize that the detection of these contaminants is at very low concentrations (traces) in treated water and does not directly correlate with risk to public health.

Most emerging compounds are not currently subject to standards by international regulatory bodies or by the Regulation respecting the quality of drinking water in Quebec (RQEP). For pesticides that are the subject of a standard in the RQEP, regulatory monitoring in the City of Montreal's drinking water samples indicates that the concentrations are always below the detection limits of the analytical methods used. The City of Montreal remains proactive and has participated in sampling campaigns for emerging compounds in raw water and treated water at the request of the Quebec Ministry of the Environment and the Fight against Climate Change, Health Canada, and through its collaboration in various research projects with Polytechnique Montréal researchers for several years.

The results available for perfluorinated compounds (PFAS) indicate that the measured concentrations remain well below the provisional criteria or recommendations for drinking water issued by national regulatory bodies. It is of interest to mention that the Atwater, Charles-J. DesBaillets, Lachine, and Pierrefonds have an ozonation process, a process known to be effective in reducing certain emerging compounds that could be found in raw water. The Dorval and Pointe-Claire plants, for their part, have a powdered activated carbon step allowing the adsorption of certain compounds.

WT: With the proliferation of harmful algae blooms, is there a plan in place for this at the Montreal Water Plants?

Montréal media service: Durant la période estivale, un suivi des cyanobactéries (espèces à potentiel toxique) et des cyanotoxines est réalisé à l’eau brute, sur le dessus des filtres à l’intérieur de l’usine, à l’eau filtrée ainsi qu’à l’eau traitée. 

Selon les analyses de vulnérabilité des sources d’eau potable, les résultats de suivi des cyanobactéries entre 2013 et 2018 ont montré que les usines Dorval et Atwater (de par sa localisation en aval d’un canal urbain) présentaient une vulnérabilité moyenne à la présence de matières fertilisantes dans la source d’eau. Par contre, il est important de noter que les événements de fleurs d’eau dans le lac Saint-Louis (fleuve Saint-Laurent) demeurent beaucoup moins fréquents et importants que des fleurs d'eau toxiques et chroniques observées dans d'autres cours d’eau (dans la baie Missisquoi du lac Champlain par exemple).

Les suivis des années précédentes ont montré qu’en dépit de l’apparition sporadique de fleurs d’eau au sein de certaines usines (dénombrement d’algues observé à l’eau brute et au-dessus des filtres), aucun dépassement des normes du Règlement sur la qualité de l’eau potable sur les cyanotoxines à l’eau traitée n’ont été observés, confirmant ainsi l’efficacité d’enlèvement du traitement actuel de filtration et de chloration. Advenant des épisodes de fleurs d’eau plus fréquents et/ou plus intenses, il est prévu que les procédés d’ozonation apporteront une barrière de protection accrue pour l’enlèvement des goûts, odeurs et toxines algales. 

WT Staff translation


During the summer period, cyanobacteria (species with toxic potential) and cyanotoxins are monitored in raw water, on the top of the filters inside the plant, in filtered water as well as in treated water. According to the vulnerability analyzes of drinking water sources, the cyanobacteria monitoring results between 2013 and 2018 showed that the Dorval and Atwater plants (due to their location downstream from an urban canal) had an average vulnerability to the presence of fertilizer material in the water source. On the other hand, it is important to note that the blooming events in Lake Saint-Louis (St. Lawrence River) remain much less frequent and important than the toxic and chronic blooming events observed in other rivers. water (in the Missisquoi Bay of Lake Champlain for example).

The follow-up analyses of previous years have shown that despite the sporadic appearance of blooms in some plants (count of algae observed in raw water and above the filters), not exceeding of the standards of the Regulation respecting the quality of drinking water on cyanotoxins in treated water have been observed, thus confirming the removal efficiency of the current filtration and chlorination treatment. In the event of more frequent and/or more intense blooming episodes, it is expected that the ozonation processes will provide an increased protective barrier for the removal of algal tastes, odors, and toxins.

WT: Montreal far outnumbers other big Canadian cities in Boil Water Advisories. What do you attribute this to? Better reporting, aging pipes, or other?

Montréal media service: Il est d’abord important de spécifier que les avis d’ébullition émis par la Ville de Montréal sont principalement de nature préventifs (precautionary boil water advisories). En 2020, 165 avis d’ébullition préventifs ont été émis sur le territoire de la Ville de Montréal en lien avec des interventions et la réalisation de travaux sur les conduites du réseau ou sur des réseaux temporaires. Les secteurs affectés par ces avis sont généralement très circonscrits et correspondent aux secteurs où des travaux ont été réalisés. Aucun avis d’ébullition réglementaire (requis suite à la détection de microorganismes pathogènes ou d’indicateurs de contamination fécale dans l’eau) n’a été émis. 

Afin de supporter les équipes terrain responsables des interventions sur le réseau de distribution d’eau potable, la Ville de Montréal a mis en place une procédure de travail afin de réduire les risques de contamination lors de travaux. Pour toute intervention nécessitant la fermeture de conduites ou pour la réparation d’une conduite, les équipes doivent compléter une grille d’analyse de risque et d’aide à la décision prenant en compte (i) l’état du site où les travaux sont réalisés, (ii) les pratiques d’entreposage, de transport et de désinfection des équipements, et (iii) les pratiques de travail durant l’intervention. L’évaluation du niveau de risque permet de déterminer si un avis d’ébullition (ou de non-consommation) préventif doit être émis. 

En 2020, les travaux suivants ont été réalisés sur le réseau de conduites secondaires de la Ville de Montréal: 608 fuites et bris ont été réparés, 10,5 km de conduites ont été remplacés et 26,2 km de conduites ont été réhabilités.

WT Staff translation

First, it is important to specify that the boil water advisories issued by the City of Montreal are mainly of a preventive nature (precautionary boil water advisories). In 2020, 165 preventive boil water advisories were issued on the territory of the City of Montreal in connection with interventions and the carrying out of work on the pipes of the network or on temporary networks. The sectors affected by these notices are generally very limited and correspond to the sectors where work has been carried out. No regulatory boil water advisory (required following the detection of pathogenic microorganisms or indicators of fecal contamination in the water) has been issued.

To support the field teams responsible for interventions on the drinking water distribution network, the City of Montreal has implemented a work procedure to reduce the risk of contamination during work. For any intervention requiring the closure of pipes or for the repair of a pipe, the teams must complete a risk analysis and decision support grid taking into account (i) the condition of the site where the work is being carried out. carried out, (ii) equipment storage, transport, and disinfection practices, and (iii) work practices during the intervention. Assessing the level of risk determines whether a preventive boil (or non-consumption) advisory should be issued. In 2020, the following work was carried out on the City of Montreal's secondary pipe network: 608 leaks and breaks were repaired, 10.5 km of pipes were replaced and 26.2 km of pipes were rehabilitated.

WT: Given that Canadian cities have undertaken campaigns to inform their citizens that their tap water is clean and there's no need to buy plastic bottled water, does the City sell bulk water directly or indirectly to water bottlers?

Montréal media service: Non, la Ville n'a pas d'activité liée à la vente ou l'embouteillage d'eau.

WT Staff translation

No, the City does not have any activity related to the sale or bottling of water.